En ce lundi de juillet, dans un petit théâtre de Tunis, ils sont quelques centaines, venus écouter les leaders du parti islamiste Ennahda («Renaissance»), qui est à la Tunisie ce que sont les Frères musulmans en Égypte… L’enceinte est pleine, il y a du monde à l’extérieur qui écoute, à travers un haut-parleur, les propos de Rached Ghannouchi, le leader revenu d’exil à la suite de la rébellion de janvier, cette «révolution du jasmin» (expression rare et critiquée en Tunisie même, malgré son succès chez les non-Tunisiens) qui avait tenu en haleine le [...]